Archives de catégorie : les nouvelles de la durdent

Arrivée des « Roussins » à Envronville

L’arrivée des moutons  « Roussins »  de Race Normande, permet d’éco pâturer un de nos ouvrages de lutte contre les inondations d’Envronville.

Récemment clôturé avec l’aide financière du Conseil Départemental 76.

Cet ouvrage avait bénéficié, en limite amont, de la plantation d’une haie anti érosive financée par l’Agence de l’Eau Seine Normandie, connectant les haies et alignements d’arbres avoisinant. Cet alignement sera bénéfique pour la faune et l’ensemble de la biodiversité et offrira ombrage aux nouveaux résidents.

Merci à Sébastien l’éleveur pour sa passion et son implication, il met en pâture également d’autres troupeaux sur certains de nos ouvrages.

Merci également à notre prestataire A2E Paysage pour la réalisation de la clôture.

Les plantations de l’hiver

La saison de plantation 2025-2026 comptabilise 24 haies (dont 2 mitoyennes) avec 18 exploitants. Le linéaire total s’élève à 5,6 km (de 30 à 860 ml) avec essentiellement des haies en 4 pieds/ml pour ralentir les ruissellements et décanter les limons et quelques plantations en 2 pieds/ml sur les vallons moins marqués ou sur les talus pour favoriser l’infiltration. 

Les haies plantées sont multivariétales pour encourager la biodiversité et ajouter un valeur paysagère. Elles sont composées de 9 espèces dont par exemple le Charme commun, la Bourdaine, le Noisetier ou encore le Cornouiller sanguin.

Le Syndicat salue les agriculteurs pour leur implication dans ce dispositif qui, chaque année, connaît un franc succès !

Le syndicat invite les exploitants agricoles à l’occasion de ses 25 ans

Depuis 25 ans, le syndicat et les exploitants œuvrent ensemble afin que puisse être remplie la mission que nous a confié le Préfet : la sauvegarde des personnes et des biens.

Dans de nombreux secteurs, le risque d’inondations a été considérablement réduit grâce aux aménagements réalisés.

La lutte contre l’érosion des terres agricoles a bien progressé également, mais il reste encore des parcelles agricoles vulnérables et des coulées de boue préjudiciables.

Nous devons persévérer et le syndicat compte sur la participation de chaque exploitant, sur leurs actions efficaces et indissociables en relation avec notre structure. 

À l’occasion de nos 25 ans, nos agents ont présenté tout le travail accompli par le Syndicat, en coopération avec les exploitants, sous l’angle de la biodiversité.

Car l’ensemble des actions mises en place par les agriculteurs contribuent pleinement à la biodiversité. 

C’est pourquoi, le syndicat à souhaité qu’une manifestation se tienne en leur honneur et en remerciement de leurs actions. 

Au préalable, les élus du Syndicat ont souhaité remettre deux trophées d’hydraulique douce.

Madame SINEAU-PATRY vice-présidente du Département de Seine Maritime en charge de la transition écologique de la ruralité de l’agriculture et de l’alimentation a accepté d’être la marraine de cette manifestation.


Un trophée a été remis pour une « démarche individuelle » : 50ml de haies offertes dans le cadre d’une plantation à vocation hydraulique

Plusieurs trophées ont ensuite été remis pour « la démarche collective » : 50ml de haies offertes dans le cadre d’une plantation à vocation hydraulique .

Balade au cœur d’une vallée

Notre stagiaire Lou Bodineau a publié son livre Balade au coeur d’une vallée, fruit d’un important travail de collecte et de rédaction sur notre belle Durdent.

Après la remise officielle des ouvrages aux délégués du syndicat nous vous informons que l’ouvrage est disponible sur commande (participation aux frais d’impression au prix coutant).

Nous vous invitons à nous contacter au 02.35.57.92.30

Evènement pluvieux remarquable du 8 et 9 janvier 2025

La seine maritime a été placée en vigilance orange pluie / inondation pour la journée du mercredi 8 janvier par Météo France.

Nos équipes étaient sur le terrain pour surveiller les ouvrages et vérifier le bon fonctionnement de ceux-ci.

Notre parc d’ouvrage a bien fonctionné, permettant ainsi de stocker et tamponner les ruissellements reçus avant de les restituer progressivement.

Sur notre territoire, entre le 2 janvier et le 9 janvier un total de 102 mm a été relevé. Autant de pluie que nos bassins ont recueillis afin de protéger les personnes et les biens.

Digues des barrettes amont (Neville) 24h après l’évènement
Digue des barrettes amont (Neville) vide après l’évènement
Bassin d’Hautot Saint Sulpice
Digue de Clermont (Saint Valery en Caux) pendant l’évènement
Digue de Clermont (Saint Valery en Caux) 24h après l’évènement
Digue de Clermont (Saint Valery en Caux) presque vide après l’évènement

Digue d’Ermenouville, 24h après l’évènement

Les espaces remarquables de la Vallée de la Durdent

La Vallée de la Durdent est reconnue comme une grande zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II portant le même nom. Cette zone couvre 7182 hectares et contient plus de 20 ZNIEFF de type I, plus petites et localisées.

Les ZNIEFF ont pour but d’identifier et inventorier la biodiversité sur l’ensemble du territoire national. Il existe deux types de ZNIEFF :

  • Les ZNIEFF de type I : espaces écologiquement homogènes, définis par la présence d’espèces ou d’habitats remarquables ;
  • Les ZNIEFF de type II : d’envergure supérieure, ensembles naturels concentrant davantage de biodiversité que les milieux autours (MNH & OFB)

Pour plus d’information, le lien ci-dessous vous donne accès à la page internet de l’INPN à propos de la ZNIEFF de type II La Vallée de la Durdent. Dans l’onglet « Liaison écologique avec d’autres ZNIEFF », vous trouverez les ZNIEFF de type I qu’elle contient.

Parmi ces dernières figurent La Basse Vallée de la Durdent, La Prairie humide du Faucard, La Ripisylve de la Durdent à Cany, La source de la Durdent et la cressonnière, La Vallée du Vert Buisson, La zone humide des deux moulins à Grainville-la-Teinturière, Le bois de la Vallée, Les ballastières de Cany, Le Marais du Hanouard, Les prairies humides de Gréaume, etc…

Les Prairies de Gréaume à Héricourt-en-Caux © SMBV Durdent

A Grainville-la-Teinturière, le Bois de la Roquette a été reconnu comme zone spéciale de conservation (ZSC) par arrêté de création du 26 décembre 2008 et s’est alors vu attribué le statut de Site Natura 2000.

Le Bois de la Roquette à Grainville-la-Teinturière © SMBV Durdent

Les sites Natura 2000 constituent des outils de la Directive Européenne Habitats Faune Flore et la Directive Oiseaux de 2000. Ces politiques œuvrent pour la protection d’un grand nombre d’espèces et d’habitats dont les noms figurent en annexe des Directives. Le réseau de sites Natura 2000 regroupe plus de 27 000 sites en Europe et plus de 1700 en France en 2017 (OFB).

Le bois de la Roquette s’étend sur 3,54 hectares de forêts caducifoliées et représente un intérêt écologique surtout pour les espèces de chauves-souris qui trouvent refuge dans ses cavités et ses grottes. Les espèces de chiroptères présentes sur le site et inscrites à l’annexe 2 de la Directive Habitats sont : la Barbastelle d’Europe, le Grand et le Petit Rhinolophe, le Grand Murin et le Murin à oreilles échancrées (Muséum National d’Histoire Naturelle, 2023).

Carte des ZNIEFF et zones Natura 2000 de la Vallée de la Durdent
© SMBV Durdent

La restauration du Chemin des Sources à Héricourt-en-Caux

Depuis quelques temps, le Chemin des Sources à Héricourt-en-Caux s’altérait petit à petit en raison de l’érosion de la berge rive droite de la Durdent sous l’action du cours d’eau. En effet, une partie du sentier menaçait de s’effondrer, emportant avec lui la clôture qui le bordait.

En partenariat avec le Syndicat Mixte d’Eau et d’Assainissement du Caux Central (SMEACC) et le propriétaire des lieux, le SMBV Durdent, notamment Hélène Chapelle (conseillère technique Mares Rivière et Zones humides) et l’équipe Rivière, a porté un projet de restauration des berges sur un linéaire de 100 m.

L’opération consistait en l’abattage de trois arbres, le débroussaillage, le terrassement de la berge en pente douce et la pose d’une clôture en rive gauche, ainsi qu’en la dépose du grillage et la réhabilitation de la berge en rive droite.

Les travaux ont alors permis de reconstruire les berges des deux rives du cours d’eau et de rendre sa splendeur au chemin de randonnée très fréquenté.

Des linéaires de la Durdent et du Tourterou restaurés

La Durdent et le Tourterou, bras de détournement de la Durdent à Grainville-la-Teinturière, ont fait l’objet d’une opération de restauration de berge durant l’année 2022.

En 2021, le SMBV Durdent a recruté une stagiaire, Lou Bodineau, dont le thème portait sur la restauration de berges de la Durdent et du Tourterou sur la commune de Grainville-la-Teinturière.
Alors, un dossier réglementaire à été déposé à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) afin d’obtenir les autorisations nécessaires à la réalisation du projet de restauration.
Ce dernier proposait l’arasement d’un merlon de curage sur la berge rive droite de la Durdent partant du pont d’entrée des Basses Eaux jusqu’à la naissance du Tourterou, 250 mètres en aval, et la réhabilitation de la berge rive droite du Tourterou jusqu’au terrain de pétanque de la commune. Le tout représentait un linéaire d’environ 400 m.

En effet, la première partie du projet avait pour ambition de supprimer le merlon de curage dans le but de permettre la reconnexion de la rivière avec sa plaine inondable attenante et ainsi de profiter des fonctionnalités de la zone humide, notamment en termes d’infiltration de l’eau et de régulation des crues.

Quant à la seconde partie, elle visait à supprimer les embâcles, à entretenir la végétation et à interrompre la succession naturelle de la ripisylve (qui tendait vers une forêt) par sa réouverture afin d’améliorer l’écoulement du ruisseau et de favoriser le retour d’une flore diversifiée.

Les travaux ont débuté en janvier 2022 et se sont terminés en mars de la même année.

À la suite des travaux, un sentier pédestre a été aménagé le long du ruisseau. Inauguré en mai 2022, il permet alors la liaison entre le site pédagogique des Basses-Eaux et le centre du village. Des zones de repos équipées de bancs en bois ont été agencées pour profiter d’un moment de calme et de sérénité au bord de l’eau.

Après la reprise de la végétation, une gestion dite différenciée, encourageant la diversité biologique, a été adoptée. Seuls de petits sentiers sont tondus pour permettre la promenade et le reste de l’espace est dédié à l’expression spontanée de la biodiversité.

La gestion différenciée aux Basses Eaux © SMBV Durdent

Zoom sur les amphibiens

Dans le monde, l’un des premiers groupes faunistiques les plus menacés d’extinction constitue la classe des Amphibiens. Selon la liste rouge des espèces menacées de l’Union International pour la Conservation de la Nature (UICN), 41% des espèces d’Amphibiens sont en danger d’extinction dans le monde (The UICN Red List of Threatened Species, 2021) et 8 espèces sur 35 le sont également en France métropolitaine (UICN France, 2015).

Les Amphibiens sont particulièrement touchés par les menaces de disparition en raison de leur dépendance au milieu aquatique pour l’accomplissement de leur cycle de vie et leur conséquente exposition aux pressions de cet environnement, en plus de celles exercées sur le milieu terrestre.

Les causes de leur déclin sont principalement la conversion et destruction d’habitats, le réchauffement climatique, la pollution, les espèces exotiques envahissantes (par exemple le Xénope lisse, Xenopus laevis) et les maladies (par exemple le champignon chytride, Batrachochytrium dendrobatidis).

En Normandie, le Sonneur à ventre jaune est en danger critique d’extinction et le Triton ponctué est en danger d’extinction. Huit autres espèces sont classées vulnérables, dont la Grenouille rousse, le Triton crêté ou encore la Salamandre tacheté. Enfin la Grenouille verte et la Grenouille de Lessona sont presque menacées (Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable, 2022).

Vous pouvez consulter la Liste Rouge des Amphibiens de Normandie ici.

Aujourd’hui, toutes les espèces d’Amphibiens sont protégées nationalement. Ainsi, l’arrêté du 8 janvier 2021 fixe les interdictions relatives à ces organismes. Par exemple, pour un grand nombre d’Amphibiens cités dans l’article 2, « la destruction ou l’enlèvement des œufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement des animaux » ou la « perturbation intentionnelle des animaux pour autant que la perturbation remette en cause le bon accomplissement des cycles biologiques » sont interdits (Légifrance, 2021). Ces actions sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

En raison des menaces qui pèsent sur les Amphibiens, de plus en plus d’actions en faveur de leur protection et de celle de leurs habitats sont menées. Parmi celles-ci figurent l’amélioration des trames bleues, la création ou la restauration de mares ou encore la mise en place de batrachoducs (aménagements pour permettre la traversée d’axes routiers).

Les trames écologiques

En raison de l’accroissement de l’urbanisation, de l’artificialisation des sols et de l’intensification des pratiques agricoles, de nombreux espaces naturels et habitats pour la faune et la flore sont réduits, fragmentés ou même détruits. De ce fait, le déplacement des espèces, vital pour leur recherche de nourriture, leur mode de vie et leur reproduction, devient de plus en plus difficile à travers des matrices artificielles. De plus, du fait du changement climatique, de nombreux groupes floristiques et faunistiques tendent à migrer vers le nord pour se maintenir et s’adapter au climat. Dans le contexte actuel de l’érosion de la biodiversité, d’avantage d’espèces animales et végétales sont amenées à s’éteindre si aucune action n’est réalisée pour favoriser leurs mouvements.

Alors, la politique Trame verte et bleue, instaurée à la suite de la mise en place du Grenelle de l’Environnement en 2009, constituent un outil fondamental à la reconquête de la biodiversité en optimisant les déplacements des espèces. Les trames désignent des continuités écologiques aussi appelées corridors écologiques qui relient des réservoirs de biodiversité entre eux. La trame verte concerne les espaces terrestres et la trame bleue est relative aux milieux aquatiques. Moins populaires et pourtant tout autant essentielles, les trames brunes (ou marrons) et les trames noires se rapportent respectivement aux continuités du sol et à celles de l’obscurité.

Par conséquent, depuis la mise en œuvre de cette politique, les collectivités (régions, départements, intercommunalités…) ont pour mission d’identifier et de recenser les continuités écologiques de leur territoire afin d’établir un programme visant à les améliorer et à en créer davantage pour augmenter les déplacements des espèces ainsi que leurs chances d’adaptation et de migration face aux effets du dérèglement climatique. Par exemple, la plantation de haies ou la création de réseaux de mares, contribuent à cet objectif.

Schéma de trames verte et bleue © SMBV Durdent (Créé sur Canva.com)

A l’instar des trames vertes et bleues bien intégrées dans les politiques et les documents d’urbanisme, la création d’une trame noire est encouragée dans les milieux urbanisés afin de diminuer l’incidence des éclairages publics et privés sur les espèces telles que les hétérocères (papillons de nuit), les lucioles, les chauves-souris et autres mammifères.

Définie par une certaine obscurité, la trame noire a pour objectif de permettre les déplacements des espèces nocturnes et ainsi d’optimiser la chasse, la reproduction et le brassage génétique entre les populations, indispensables à leur survie.

En France aujourd’hui, plusieurs territoires travaillent à l’élaboration de cette trame noire dont par exemple les Métropoles de Lille, Limoges, Bordeaux, Nantes, Rennes mais aussi les Parcs Nationaux des Cévennes, du Mercantour, des Pyrénées ou encore de Port-Cros (Office Français de la Biodiversité, 2021).

Schéma d’une trame noire © SMBV Durdent (Créé sur Canva.com)