Les différentes opérations de curage et d’entretien de nos bassins sont en cours d’avancement. Ceux présents sur le bassin versant de Saint Valery sont aujourd’hui presque achevés. Ils seront finalisés dans le courant de l’été.







Les différentes opérations de curage et d’entretien de nos bassins sont en cours d’avancement. Ceux présents sur le bassin versant de Saint Valery sont aujourd’hui presque achevés. Ils seront finalisés dans le courant de l’été.







Les opérations d’entretien de nos ouvrages ont commencés après un hiver et printemps particulièrement pluvieux.

Les chantiers de restauration ou pose de clôture sur nos ouvrages avancent progressivement


Nous en profitons pour remercier la commune d’Harcanville pour l’entretien des barrières.




Pensez à réserver le rouleau FACA avant les périodes de gel, plus d’information sur cette page.

La station météo de Rouen Boos affiche un cumul de 118 mm sur le mois de novembre ; (la pluviométrie moyenne d’un mois de novembre sur les 20 dernières années est de 76.8mm) et avec un relevé d’une station météo locale (76190) à 198,7mm entre le 1er novembre et le 1er décembre, les sols sont saturés!
Aujourd’hui, seulement quelques millimètres suffisent pour que les talwegs soient en eau.
Nos équipes réalisent des tournées régulièrement pour vérifier le bon fonctionnement des ouvrages.
A noter qu’après la tempête CIARAN nos équipes ont particulièrement été mobilisées sur le terrain. Que se soit au niveau de la Durdent avec l’enlèvement de 20 gros arbres en travers du cours d’eau et d’une 60aines d’autres arbres tombés sur berges ou bien sur les ouvrages avec la surveillance des niveaux d’eau et des débit de fuite.

Dans ces conditions, nos ouvrages de régulation sont importants et jouent leur rôle de régulateur sur l’ensemble du territoire.






C’est sur la commune de Néville que le Crédit Mutuel de Cany Barville/ St Valery en Caux a célébré les 50 ans de sa Fédération le vendredi 24 novembre dernier. Après plusieurs rencontres entre le Crédit Mutuel et M PERELLE, directeur du Syndicat il a été convenu d’organiser une journée participative.
A cette occasion et encadré par Michael POULTIER technicien hydraulique douce du Syndicat, 50 arbres et arbustes ont été plantés par des élèves de CP et de CE1 de l’école primaire de Néville, sur un terrain du Syndicat des bassins versants de la Durdent, entretenu par M GEORGES Frédéric, agriculteur.
Le Crédit Mutuel profite de l’occasion pour affirmer son implication dans une démarche de développement durable et participer à la lutte contre le ruissellement et la prévention des inondations, malheureusement d’actualité.
Le crédit Mutuel et le Syndicat a été heureux de présenter cette action aux enfants, en présence de M Thomas NOÉ, le pépiniériste fournissant les arbustes, et les institutrices des 2 classes concernées.
Remerciements à M Laurent DEFOSSE, directeur de l’école primaire, Mme VANOT et Mme CALBRY, les institutrices, M Frédéric GEORGES, pour le transport des arbustes, M Thomas NOÉ, des pépinières NOÉ, M André-Pierre BOURDON, le maire de Néville et l’ensemble du Conseil d’Administration du CREDIT MUTUEL : Mme LIGOT Elisabeth (Présidente), Mme COUTURIER Claudine (vice-présidente), M PREVOST Anthony, M GALLAIS Régis, Mme HACHER Béatrice, M WURTZ Patrick, Mme BLANQUET Emilie, M BLOSSEVILLE Richard (administrateurs).






Vous l’avez peut-être remarqué, mais certains de nos ouvrages sont aujourd’hui pâturés par des moutons, c’est ce qu’on appelle l’éco-pâturage. Cette pratique consiste à avoir recours à des animaux pour entretenir un espace vert. Cela permet de limiter l’utilisation d’engins mécaniques, sources de bruit et consommateurs d’énergie fossile en plus de soutenir une exploitation ovine.
Sur certain de nos ouvrages comme ci-dessous nous combinons pâturage ovin et bovin.

Le fond de vallée est principalement couvert par des zones humides dans lesquelles parfois, l’urbanisation s’est étalée. La majorité de ces espaces naturels est tout de même maintenue en prairies pour profiter pleinement des fonctions d’infiltration d’eau et d’épuration.
Outre la flore et la faune aisément rencontrées et connues de tous, les zones humides accueillent une très grande diversité d’espèces insoupçonnées. Il suffit de regarder de plus près.
De loin, les berges de la Durdent et les zones humides attenantes peuvent ressembler à des amas de broussailles et il est facile de penser qu’elles mériteraient un « coup de propre ».
Toutefois, cette dense végétation résulte de l’expression spontanée de la flore permise par la gestion différenciée (mettre le lien sur gestion différenciée dirigeant vers la gestion adoptée aux Basses Eaux dans l’article « des linéaires de la durdent et du tourterou restaurés »).
De plus près, ces espaces sont de véritables réservoirs de diversité constitués de nombreuses et magnifiques plantes. Parmi ces dernières, il est possible d’observer le Cirse des marais, la Valériane officinale, l’Iris faux-acore, la Consoude officinale, l’Eupatoire chanvrine, la Menthe aquatique, la Cardère sauvage, certaines Orchidées et bien d’autres.






Ces assemblages floristiques constituent de favorables habitats à une multitude d’espèces animales qui prospèrent en l’absence de destruction et de perturbation de leur refuge. Outre les renards, les chevreuils, les canards et les hérons, les zones humides abritent bien d’autres groupes dont la présence est tout autant essentielle. Nous pouvons lister les chauves-souris, les reptiles tels que les orvets ou les vipères, les amphibiens dont les tritons et les salamandres, les oiseaux d’eau comme par exemple la Rousserole effarvatte et la Bouscarle de Cetti, etc.




De nombreux invertébrés, plus fascinants les uns que les autres, s’épanouissent également dans les zones humides. C’est le cas du Paon du jour, du Lucane Cerf-Volant ou encore de l’Anax empereur.



Dans la Vallée, le site pédagogique des Basses Eaux regroupe un ensemble de zones humides ouvertes au public toute l’année et idéales pour l’observation de la faune et de la flore.


Depuis des dizaines d’années, la tendance à la diminution de la superficie des prairies devient indéniable. En effet, à l’échelle de la région Normandie, on estime qu’entre 2008 et 2019 seulement, la surface de prairies agricoles a diminué de 11 %, soit de 103 000 hectares dont 89 000 au profit des terres arables et le reste en artificialisation des sols (Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, 2021). La Seine-Maritime semble être le département le plus touché par la conversion des prairies entre 2008 et 2020, avec une perte de 24 624 hectares, représentant 17,28 % des herbages. (1 hectare correspond à 10 000 m²).

Source : DRAAF Normandie
La transformation de prairies en cultures, appelée retournement d’herbage, s’effectue majoritairement dans les exploitations laitières qui passent de l’élevage à la polyculture élevage ou qui cessent leur activité d’éleveur.
Depuis quelques années, les retournements d’herbage sont de plus en plus nombreux et pour cause, les enjeux financiers liés à l’élevage en comparaison aux revenus que rapportent les cultures.
Néanmoins, la perte des prairies est regrettable puisqu’en plus de fournir des denrées alimentaires aux animaux (herbe et fourrage), les pâtures délivrent de nombreux services écosystémiques. En effet, d’une part, le couvert végétal permanent et diversifié assure une forte capacité de rétention, d’infiltration et d’épuration de l’eau, diminuant l’intensité des crues. De plus, les prairies accueillent une certaine biodiversité floristique et aussi faunistique. Les différentes espèces végétales attirent une multitude d’insectes, favorisant ainsi la pollinisation des cultures adjacentes. De même, elles participent à la régulation de climat toute l’année en fixant le CO2 atmosphérique de par le processus de photosynthèse. Enfin, les prairies possèdent de fortes valeurs paysagères, en termes de patrimoine (paysages bocagers) mais aussi d’esthétisme et de bien-être (Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, 2018).
La modification de l’utilisation du sol n’est pas sans conséquence. En effet, elle engendre un bouleversement de l’écoulement et l’infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.
Grâce à leur couvert végétal dense et permanent, les herbages présentent une forte capacité d’infiltration de l’eau et de ralentissement des écoulements. À l’opposé, les cultures, dont les systèmes racinaires et les couverts sont limités, engendrent inévitablement une réduction de l’absorption et une accélération des flux d’eau, entrainant ainsi l’érosion du sol et occasionnant des inondations et des coulées de boue souvent conséquentes.
De ce fait, depuis 2015, le SMBV de la Durdent accompagne les exploitants agricoles dans leurs démarches de retournement d’herbage afin d’étudier ensemble les possibilités et les éventuels aménagements à mettre en place pour limiter les pertes de terre liées à l’érosion et prévenir le risque d’inondation.
D’après les données obtenues au moyen des formulaires de demande de retournement d’herbage au SMBV, cette année cumule le nombre le plus élevé d’hectares retournés depuis 2015 (359,94 ha sur un territoire en recouvrant 45 000). La justification la plus récurrente demeure la cessation de l’activité laitière.
