Archives de catégorie : les nouvelles de la durdent

Chantiers 2019

Sommaire

Confortement d’un talus à Amfreville-les-Champs

Le 22 janvier 2018 a été marqué par de nombreuses inondations. Sur la commune d’Amfreville-les-Champs,l’ouverture d’un talus busé a provoqué l’inondation d’une habitation.

Le Syndicat grâce au financement de l’Agence de l’Eau Seine Normandie à hauteur de 60 % et de l’accord du propriétaire, a pu conforter le talus busé pour assurer sa fonctionnalité et sa pérennité pour un investissement de 5 500 € HT.

Les zones de décantation et de volume tampon à l’amont du talus ont été approfondies avec la mise en place d’un débit de fuite permettant de réguler les ruissellements.

Le talus a été renforcé par l’aval avec une pente douce de 5 pour 1, pâturable, limitant ainsi les contraintes d’entretien.

Le débordement a été aménagé pour rejoindre la sortie du débit de fuite. Une noue enherbée a également été créée pour accompagner les écoulements jusqu’à la mare située au bord de la route.

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Optimisation d’une zone naturellement inondable sur la commune d’Anvéville

La route de la Garenne à Anvéville est sujette à inondation à répétition. Grâce à l’accord des propriétaires-exploitants, un herbage a pu être aménagé afin de réguler les ruissellements provenant de l’amont.

La mise en place d’un talus en bordure d’herbage sur une longueur de 50 m en angle avec pose d’un tuyau de débit de fuite va permettre de restituer à l’aval les ruissellements sur un laps de temps plus grand. Ceci évitera l’effet « vague » sur la propriété située à l’aval et va permettre de réduire le risque d’inondation sur la route. Il s’agit d’un investissement de 11 500 € HT subventionné à hauteur de 40 % par l’Agence de l’Eau.

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Création d’une noue enherbée sur Berville

Le Syndicat a réalisé une noue enherbée de 6 m de large sur 100 m de long afin d’assurer la continuité hydraulique d’un talweg sur 1,2 kilomètres sur la commune de Berville. L’Agence de l’Eau a financé à hauteur de 60 % l’investissement de 5000 € HT.

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Délégation de maîtrise d’ouvrage agricole

Dans le cadre d’aménagement à réaliser en compensation de retournement d’herbage ou de gestion d’eaux pluviales d’anciens bâtiments, il est rendu possible aux exploitants de déléguer au Syndicat la maîtrise d’ouvrage. Ceci permet une participation financière au projet par le Syndicat soutenu par l’Agence de l’Eau. L’année 2019 est représentée par trois projets :

  • la création d’une noue enherbée sur 350 ml la commune d’Hautot Saint Sulpice
  • la réhabilitation de deux mares tampon , encore à venir sur les communes de Cailleville et de Sasseville.

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Chantiers encore à venir pour 2019

Création d’un bassin tampon en cours sur la commune d’Harcanville

Création d’un bassin tampon sur la commune de Veauville-les-Baons

Création d’une noue enherbée sur les communes de Cailleville et Etoutteville

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Réhabilitation de deux mares sur Alvimare

Deux mares ont été réhabilitées sur la commune d’Alvimare : la première, route de la chapelle et la seconde, route d’Allouville. Ces mares gèrent à la fois des eaux urbaines et des eaux agricoles.

Suite aux fortes pluies début 2018, des désordres hydrauliques ont été constatés sur la voie communale, les parcelles cultivées en aval immédiat ainsi qu’au niveau des habitations situées dans l’axe d’écoulement.

La réhabilitation de ces mares a permis de retrouver un volume de 800 m³ permanent et 500 m³ tampon pour celle route de la chapelle ainsi que 150 m³ permanent et 300 m³ tampon pour la mare route d’Allouville.

Ces travaux d’un montant de 12 050 € HT ont pu se faire grâce aux subventions de l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui a financé cette opération à hauteur de 80 %.

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Réhabilitation d’une mare sur la commune d’Ancourteville sur Héricourt

La mare, chemin de la hêtraie, a été réhabilitée car elle s’était partiellement comblée avec le temps. Située sur un axe de ruissellement, les eaux transitaient sur la voirie et directement dans les parcelles agricoles à l’aval.

Les travaux ont eu lieu dans le cadre de la signature d’une promesse de servitude négociée par le Syndicat et d’une délégation de maîtrise d’ouvrage par la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre.

Les travaux ont permis de redonner un volume de stockage significatif : 180 m³ permanent et 60 m³ tampon. De plus, la pose d’un débit de fuite et la création d’une noue enherbée vont permettre de réduire les ruissellements et d’en réguler les débits.

Ces travaux d’un montant de 4 280€ HT ont eu lieu grâce aux subventions de l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui a financé cette opération à hauteur de 60 %.

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Réhabilitation d’une mare sur la commune de Yerville

Les travaux ont permis la réhabilitation d’une mare tampon de 110 m3 située à l’aval du Bosc Renoult sur la commune de Yerville.

La parcelle est située sur un axe de ruissellement important. La réhabilitation de mares en amont a déjà permis de réguler une partie des écoulements. Une noue enherbée mène ces écoulements jusqu’à la mare à réhabiliter.

La mare, déjà en servitude du Syndicat, s’est comblée dans le temps et le développement de la végétation ainsi que le manque d’un accès aménagé entraînaient des contraintes d’entretien.

Les travaux ont donc consisté au retrait des végétaux, à l’aménagement d’une rampe et le volume de stockage a été retrouvé.

Ces travaux d’un montant de 3 500 € HT ont eu lieu grâce aux subventions de l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui a financé cette opération à hauteur de 60 %.

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Réhabilitation d’une mare sur la commune de Néville

Cette mare, située sur un axe de ruissellement important, a été rebouchée partiellement au fil du temps. Ainsi, les eaux transitaient en partie sur la voie départementale dite route de Saint Valery. Le restant des ruissellements arrivait sans régulation sur les parcelles agricoles situées en aval et dans un ouvrage du Syndicat de Bassins Versants.

Le redimensionnement de la mare a permis de capter, tamponner et rediriger les eaux de ruissellements agricoles afin de protéger la route, ainsi que les habitants riverains, gênés par les désordres hydrauliques sur la voie lors de fortes pluies.

Ces travaux ont été réalisés dans le cadre de la signature d’une promesse de servitude et d’une délégation de maîtrise d’ouvrage par la Communauté de Communes de la Cote d’Albâtre.

La réhabilitation de cette mare tampon de 770 m3 va également augmenter la pérennité des ouvrages du Syndicat en diminuant la charge limoneuse y parvenant par épuration des ruissellements en amont.

Le projet comprend une zone de mare permanente de 1100 m3 permettant cette sédimentation.

Ces travaux d’un montant de 9 500€ HT ont eu lieu grâce aux subventions de l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui a financé cette opération à hauteur de 60 %.

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Création d’une mare sur la commune de Sommesnil

Le projet prévoyait la création d’une mare tampon de 450 m3 située à l’amont du bourg de Sommesnil.

La parcelle est située sur un axe de ruissellement important. Les fortes pluies de février 2016 et 2018 ont provoqué une forte érosion en aval et des inondations des habitations riveraines ainsi que sur la route départementale n° 105. De plus, l’eau chargée en particules impacte la qualité d’eau de la rivière Durdent en aval immédiat.

Les travaux ont pu être réalisés dans le cadre d’une acquisition du terrain par du Syndicat, pour un montant de 7 900€ HT et financé à hauteur de 60 % par l’Agence de l’Eau Seine Normandie.

La création d’une mare tampon avec pose d’un débit de fuite et volume permanent va donc permettre de capter, tamponner et rediriger les eaux de ruissellements agricoles afin de protéger la route départementale, l’école, ainsi que les habitants à l’aval et la rivière.

Le projet comprend une zone de mare permanente de 300 m3 permettant la sédimentation des ruissellements avant leur rejet dans l’environnement. Elle permettra également l’accueil et la préservation de la biodiversité locale.

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Réhabilitation d’une mare sur la commune de Ectot-les-Baons

La réhabilitation actuelle d’une mare rue des mares à Ectot les Baons va permettre de retrouver un volume d’environ 300 m³.

La mare étant envasée et envahie par les végétaux avec le temps, sa réhabilitation permettra de retrouver un volume de stockage plus conséquent.

Cette réhabilitation est financée à hauteur de 80 % par l’Agence de l’Eau Seine Normandie.

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Chantiers de réhabilitation ou création de mare à prévoir

Réhabilitation d’une mare rue du colombier à Saint Vaast Dieppedalle,

Création d’une mare à Doudeville,

Création d’une mare à Manneville-Es-Plains,

Réhabilitation d’une mare à Drosay,

Réhabilitation d’une mare à Ingouville et à Mesnil Durdent dans le cadre d’une délégation de maitrise d’ouvrage avec la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre,

Réhabilitation d’une mare à Fultot,

Réhabilitation d’une mare à Rocquefort dans le cadre d’une délégation de maitrise d’ouvrage avec le propriétaire,

Réhabilitation d’une mare à Routes, dans le cadre d’une délégation de maitrise d’ouvrage avec le propriétaire,

Réhabilitation d’une mare à Robertot par montage de dossiers pour la commune et pour suivis de chantier

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Rivière Zones Humides : Renaturation de la berge de l’espace vert de la piscine de Cany-Barville

Le Syndicat Mixte des Bassins Versants de la Durdent, Saint Valery et Veulettes a souhaité, en accord avec la Communauté de Communes de la Côte d’Albâtre, désartificialiser et renaturer une berge du bras principal de la Durdent sur la commune de Cany-Barville.

La berge de 50 mètres de long était constituée de traverses de bois empilées, déconnectant le milieu terrestre du milieu aquatique et occasionnant une berge abrupte non propice au développement de la biodiversité.

Grâce à l’équipe technique composée de quatre techniciens rivière, des travaux de terrassements ont eu lieu pour reprofiler la berge (évacuation des déblais) sur 650 m² (52 ml de longueur de berge par 12,5 m de large en pente pour retrouver le niveau du terrain naturel).

La pente douce de 8 pour 1 a été choisie car elle permet à la berge de retrouver un profil naturel, tout en gardant une distance de sécurité par rapport au site de ruines à proximité (12 mètres de distance avec la fin de la pente).

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Les plantations hiver 2019 et prospective 2020

En fin d’hiver 2018-2019, c’est un linéaire de 5,5 kilomètres de haies qui a été implanté ! Ceci représente à peu de chose près le maximum autorisé sur une année par notre marché de plantation en cours (80 000 € HT / an).

46 haies anti érosives implantées sur 25 communes différentes !

Il a alors été décidé de lancer un second marché en parallèle afin de nous permettre de répondre favorablement aux différents projets des exploitants agricoles. Notamment cette année, un grand nombre de projets sera issu d’une concertation agricole (35 exploitations agricoles) sur le sous bassin versant de Calvaille situé en amont de la commune de Cany-Barville. 

En complément, certaines exploitations décident d’aménager l’ensemble de leur parcellaire afin de limiter les conséquences des ruissellements et de l’érosion des sols. Ainsi, deux exploitations représentent près de 6 kilomètres de haies anti érosives qu’il nous est nécessaire d’échelonner dans le temps.

Pour la saison à venir, le deuxième marché (et l’étalement dans le temps) permet d’accepter encore de nouveaux projets pour 2020.

Déjà 9 kilomètres attribués !

60 haies anti érosives sur une trentaine de communes !

L’ensemble de ces plantations bénéficient de 80 % d’aides de l’Agence de l’Eau.

Le manque de durabilité des fascines dans le temps est souvent dû à une densité trop faible d’aménagements à l’amont. L’aménagement fonctionne que trop bien et sature rapidement. C’est pourquoi, le Syndicat ne réalise presque plus cet aménagement, à moins d’une gestion cohérente à l’échelle du sous bassin versant ou d’enjeux immédiats à protéger. Quelques projets devant sortir cette année, il est encore possible de programmer ensemble l’implantation de quelques mètres linéaires. 

Il reste encore de la place cet hiver pour 2 kilomètres de haies supplémentaires !

Pour toute question ou prise de rendez-vous, contactez directement notre conseillère agricole Solène GAZAIGNES au syndicat au 02 35 57 92 30.

Démonstration de micro-barrages sur pommes de terre

Les producteurs de pommes de terre étaient invités le 18 juin pour une démonstration de mise en place de micro-barrages sur une parcelle sur la commune d’Etoutteville.

La culture de pommes de terre offrant des sillons pour concentrer les ruissellements occasionne lors de pluies, des coulées de boues entraînant avec eux des particules de sol. La perte par érosion sur pomme de terre peut aller de 20 à 150 T de terre / ha soit près d’un centimètre d’épaisseur de sol.

Il est possible avec divers matériels (barbutte, pelles sur planteuse) de créer des micro-barrages sur ces sillons afin de créer des micro stockages d’eau. En effet, en fonction de leurs caractéristiques (hauteur, écartement, pente), ils sont capables de stocker l’équivalent de 40 mm de pluie en cumulé. Cela permet de gérer les orages des mois de mai-juin en considérant une pluie décennale de 25 mm en 1 heure.

Outre la réduction du ruissellement qui ne commencera qu’après le cumul des 40 mm de pluie, les micro barrages participent à une meilleure répartition de l’eau sur la parcelle et à limiter les effets « mouillère » de bas de parcelle.

Afin de lever tous les freins à la mise en place de micro-barrages, il faut également penser à l’effacement de ces micro-buttes au moment des broyages des fanes de pomme de terre.

Un système de pioches et de disques ouvreurs à atteler devant le tracteur permet de les détruire. Cependant, il n’existe pas ce système pour les producteurs de plants qui ont la nécessité de passages supplémentaires afin de procéder à l’épuration. La mise en place sur certains rangs est toutefois encore possible.

Pour les rangs qui ne bénéficient pas de micro barrages (passage de pulvérisateur ou production de plants), il est nécessaire de maintenir une fourrière aval en herbe permettant de gérer ces reliquats de ruissellement avant une route par exemple.

C’est la combinaison de ces deux « outils » qui permet de minimiser le risque érosion sur culture de pommes de terre !

Les retournements d’herbages depuis 2015

Depuis le 1er janvier 2015, le Syndicat est consulté pour tout projet de retournement de prairie afin d’évaluer avec l’exploitant agricole le risque de ruissellement et d’érosion.

Cette procédure est en parallèle de celle de la PAC dont le ratio régional implique la mise en place ou non d’un régime d’autorisation ou d’une interdiction de retournement.

Sur le territoire du Syndicat Mixte des Bassins Versants de la Durdent, Saint Valery et Veulettes, cela représente plus de 1000 ha de prairie ayant fait l’objet d’un avis.

Bien conscient de la conjoncture actuelle, notre conseillère agricole Solène GAZAIGNES étudie avec vous votre projet afin de lutter au maximum contre l’érosion.

Les inondations hiver 2017-2018

Après une année 2017 très sèche, l’hiver 2017-2018 a cumulé jusque 600 mm de précipitations en l’espace de trois mois (de novembre 2017 à fin janvier 2018).

Retour sur trois épisodes : le 15 décembre, le 4 janvier et le 22 janvier !

inondation voirieC’est le secteur de Saint Valery qui le 15 décembre a été le plus touché. Les ouvrages structurants ont tous joué leur rôle de protection des biens et des personnes. Les premiers bassins de rétention situés à l’amont du bassin versant de Saint Valery ont fonctionné en surverse. Le bassin nommé Vilbailly a débordé pour la première fois et la digue de Clermont est montée jusqu’à 2m50 de hauteur d’eau.

ruissellement plaine

L’épisode du 4 janvier a été plus clément sur les secteurs de Saint Valery et Veulettes. Il est à noter cependant des gros dégâts sur l’exutoire du piège à cailloux sur la commune du Hanouard et une hauteur d’eau de 80 cm dans le bassin de Pichemont aval sur la commune d’Harcanville. Les derniers travaux des ouvrages d’Oherville ont permis de répartir dans le temps les eaux à l’exutoire participant à la protection des communes de la vallée.

Pour finir, les phénomènes d’inondations du 22 janvier ont été généralisés à l’ensemble du territoire du Syndicat avec un cumul en 24 heures de près de 40 mm. Une quarantaine de déclarations d’inondations dont une dizaine concernant des habitations ont été réalisées. Des dégâts sur une de nos digues ont nécessité une réparation solide de la surverse : elle a fonctionné pendant près de 8 heures. Un autre aménagement a débordé de manière généralisée sur toute la largeur de l’ouvrage et non, seulement sur l’ouvrage de surverse. Une dizaine de voitures ont noyées leurs moteurs sur les routes de la commune de Criquetot-sur-Ouville. La commune de Cany-Barville a connu une hauteur d’eau de 70 cm dans le centre-ville.

 


600 mm de pluie en l’espace de 3 mois


L’ensemble de ces événements rappelle la sensibilité du Pays de Caux aux inondations avec un fonctionnement général satisfaisant des ouvrages structurants mais qui, à eux seuls, ne peuvent prévenir du risque. Il reste indispensable de compléter ces ouvrages par des mesures à la parcelle et de travailler sur des pratiques culturales qui favorisent l’infiltration et limitent l’arrachement de terre.

 

Un cumul pluviométrique exceptionnel

L’AREAS (Association de recherche sur le Ruissellement, l’Erosion et l’Aménagement du Sol) possède une station pluviométrique sur le sous bassin versant de Bourville qu’elle étudie. Elle a ainsi enregistré le cumul pluviométrique du 1er novembre 2017 au 22 janvier 2018.

Le cumul s’élève à 600 mm de pluie en l’espace de trois mois avec 400 mm jusqu’au 5 janvier 2018. L’hiver 2017-2018 ressemble en terme de cumul de pluie à celui de l’hiver 1999-2000 avec les conséquences induites en terme d’inondations.

cumul pluviométrique 2017-2018

Lors des premières 12 heures, le 21 janvier 2018, il a été enregistré une intensité pluvieuse de 16,6 mm avec un concentré de 9 mm de 17 à 21 heures. Le lendemain, 23,2 mm de pluie se sont rajoutés provoquant des inondations généralisées à l’ensemble du territoire du Syndicat de Bassin Versant (et plus généralement en Seine-Maritime). L’intensité des 18,6 mm concentrés en 3 heures de temps du 22 janvier 2018 matin ont provoqué de forts ruissellements sur un sol fortement saturé du fait de la quantité de pluie des 12 heures précédentes et de l’hiver particulièrement pluvieux.

cumul 21-22 janvier 2018

 

Programme Mare : Bilan 2017

Mare Ecretteville-les-BaonsDurant l’année 2017, le programme Mare a permis le lancement de travaux pour la création de 5 mares et la réhabilitation de 16 autres mares existantes. Ces 21 projets, répartis sur 11 communes, vont permettent le tamponnage d’environ 8000 m3 d’eau à l’échelle des Bassins Versants de la Durdent, Saint Valery et Veulettes.

Sur les 21 projets, 14 se situent dans le Bassin d’Alimentation de Captages d’Héricourt en Caux classé Grenelle. Le programme aura donc permis, en plus de lutter contre les ruissellements, les inondations et coulées de boues, de contribuer à la protection de la ressource en eau potable.

De plus, ces projets favorisent indirectement la biodiversité locale et contribuent à la continuité écologique de la Trame Bleue.

Le Syndicat remercie les propriétaires, agriculteurs et élus locaux pour leur investissement dans la réalisation de ces projets, ainsi que l’Agence de l’Eau Seine Normandie pour son soutien financier dans la démarche.

Retournement d’herbage…quelles autorisations ?

Passage à un régime d’autorisation de retournement d’herbage pour les aides de la PAC

Ravine_grainvilleToutes les surfaces déclarées en prairie permanente (attention, il s’agit de la catégorie de surface agricole) en 2017 et qui, en 2018 passeront en culture permanente ou terre arable doivent avoir fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la DDTM.

Cette demande ne peut être effective qu’en cas d’un déplacement de prairie permanente ou dans des situations bien spécifiques (dont jeune agriculteur sous conditions).

La conséquence de non respect impactera sur le montant des aides du paiement vert ainsi que sur des contrôles PAC plus ciblés.

Par ailleurs, l’avis du Syndicat de bassin versant est toujours obligatoire pour tout projet de retournement d’herbage, avec ou sans autorisation des services de la DDTM.

3,55 % de perte en surface de prairie permanente entre 2012 et 2017 en Normandie

Connaissez vous les TTCR ?

Les premiers projets de Taillis Très Courte Rotation

La Chambre d’agriculture de Seine-Maritime mène depuis 2 ans un projet de plantation de Bandes Ligno-Cellulosiques (BLC) pour limiter le ruissellement et l’érosion des sols. L’implantation de saules plantés en Taillis Très Courte Rotation permet de freiner les ruissellements, d’augmenter leur infiltration et également de filtrer les limons.

Les saules seront récoltés tous les 2 ans avec un rendement de 20 à 30 T de matière fraîche à l’hectare. Les plaquettes ont vocation à être soit valorisées en chaudière, soit utilisées en amendement organique (BRF, Bois Raméal Fragmenté) pour redonner vie aux sols et améliorer ainsi leur structure.

Sur le territoire du SMBV de la Durdent, plusieurs projets de ce type d’intérêt hydraulique voient le jour cette année et seront support de démonstration pour les suivants :

  • Protection d’un bassin tampon à Néville : 70 ares pour limiter le dépôt important de limons
  • Protection d’une falaise de l’érosion à Paluel : 430 ml en double ligne
  • Protection d’une mare et d’une noue enherbée du dépôt de limons à Ecretteville-les-Baons : 1800 m² et 500 ml en double ligne

Le Syndicat Mixte des Bassins Versants de la Durdent, Saint Valery et Veulettes a décidé d’aider financièrement ces premiers projets pilotes dans la lutte contre l’érosion et la prévention des inondations.

Une plaquette de présentation du TTCR est disponible dans nos locaux.

Pour tout projet, vous pouvez contacter notre conseillère agricole conseil.agricole@smbv-durdent.org afin de procéder à une étude de faisabilité.

Quand l’APAD nationale est invitée dans le Pays de Caux !

Alfred-Gassler
Alfred Gassler, APAD

Lundi 13 Février, Alfred GÄSSLER, administré de l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable nationale et agriculteur dans l’Oise, comparait le profil de deux parcelles du Pays de Caux en présence d’une trentaine d’exploitants agricoles :

La première conduite en labour « classique »,

La seconde en Techniques Culturales Simplifiées sans labour depuis 10 ans.

Apparition de feuillets de tassement en surface, descente des particules fines dans les galeries de vers de terre et semelle de labour en profondeur sont autant de paramètres qui rendent fragiles nos sols à l’érosion, et difficiles une bonne implantation pour la culture suivante.

En fin de journée, près de 80 personnes étaient présentes à la conférence sur les fondements de l’Agriculture de Conservation des Sols avec les interventions de Benoit LAVIER Président de l’APAD nationale, d’Alfred GÄSSLER et de François PEAUCELLIER Président de l’APAD Picardie.

Alfred-Gassler-1Les principes fondamentaux de l’Agriculture de Conservation des Sols sont:

  • Absence de travail du sol pour permettre la reprise de vie et la stabilité de leur structure.
  • Couverture du sol pour le protéger mécaniquement des impacts de pluie.
  • Allongement des rotations pour casser les cycles des adventices et ravageurs assurant ainsi une certaine rentabilité.

Pour conclure, Laurie DUCATILLON du CER France, Olivier TASSEL Président de l’association Sol en Caux et Jean-François OUVRY Directeur de l’AREAS ont fait le retour des expériences en local. Il est important que les changements de pratique se fassent collectivement pour échanger sur les échecs et les réussites.

Redonner de la stabilité à nos sols pour éviter la formation d’une croûte imperméable en surface, augmenter la cohésion des mottes de terre entre elles pour éviter leur arrachement et restaurer une bonne porosité verticale pour augmenter l’infiltration des eaux, sont autant d’actions permettant de réduire considérablement le ruissellement.